MA COMMUNE

Publié: 30 octobre 2010 dans Non classé

EL ESNAM LA VILLE DES ATH YAALA.

SITUATION GEOGRAPHIQUE

  El esnam est une commune de Kabylie en Algérie, située dans la wilaya de Bouira.Le nom de el esnam n’a réellement aucune signification en berbère, il aurait été donné par un vagabond de passage y ayant séjourné. Les habitants de la région proviennent de la grande tribu des Ait Yala. Les grandes familles berbères qui composent les Ait yala sont les Ait tchatchaa, Ait yahia, Ait Vouvker, Ait Mendil, Ait Ouambouv, Ait Mammar.

 Ils forment un ensemble éthniquement homogène. Dans un passé récent, ils pratiquaient la grande transhumance entre le Djurdjura et les plaines qui longent les Oueds Zaiane et Ed Hous. Des sites archéologiques trahissent encore un passé tumultueux de la région. Des ruines romaines existent de nos jours au lieu-dit Tighilt Tazougaght. Le mont de Aousso à Tilesdit garde encore fraîchement les ruines d’un fortin turc où vivait et régnait un tyran qui porte le même nom et qui fut assassiné dans son sommeil par un sbire de la famille des Ait Chacha. Les Ait yala ont de tout temps fait face farouchement à toutes les invasions. Leur histoire est souvent liée à leur grande résistance à l’occupation.


Géographie
La commune d’el esnam occupe un vaste territoire délimité au nord par la ligne de crête du Djurdjura, à l’est par la commune de bechloul, au sud par celle de Ahl Leksar et à l’ouest par par le chef lieu de la wilaya de bouira. Commune à vocation agricole en plaine et forestière au Nord. Des sites paradisiaques des plus enviés culminent à plus de 1800 m, tel l’Akouker et sa station de ski.

 

TIKJDA:

Tikjda est un site touristique situé à l’est de la wilaya de Bouira, à 1475m d’altitude au coeur de la chaîne montagneuse du Djurdjura et siège administratif du Parc National et Biosphère de l’UNESCO du même nom). Tikjda est dans les années 1990 devenue une commune, est connue à l’échelle nationale, et encore peu à l’échelle internationale mis à part des résidents étrangers en Algérie. Tikjda est aussi une structure réservée, ou le tourisme, à l’entraînement des sportifs en condition d’altitude : footballeurs avec le stade d’Asswil – depuis la fin des années 1990 -, pour les pratiquants d’arts martiaux, une ancienne tradition, outre bien entendu le sport phare de la station : le ski dont la saison s’étale de décembre à avril, tout comme dans les Alpes. Le site est particulièrement exposé à un cumul neigeux exceptionnel pour la région Méditerranée (comparable à la région du Mercantour dû à la minéralité ferrugineuse du sous sol et la proximité de la Mer Méditerranée.

La station de Tikjda, dont le nom provient de “Tgjdit”, en référence aux puissants troncs des cèdres ayant servi comme piliers centraux et symboliques aux maisons kabyles traditionnelles, permet la pratique régulière de tous les sport de montagne, été comme hiver. La piste de “Tigounatin” aménagée dans la cédraien a toujours été la plus populaire contrairement à celles vertigineuses et nues de l’Akouker – les téléskis n’ont fonctionné que quelques semaines avant que le climat tempétueux ne les neutralise. Les randonnées, le trekking, la spéléologie et l’escalade de haut niveau (au vu des aiguilles calcaires qui composent la chaîne du Djurdjura), sont aussi très populaires avec l’introduction encore timide du parapente en dehors de quelques pratiquants chevronnés. La station compte 2 télésièges, plusieurs remontées mécaniques aujourd’hui obsolètes et hors d’usage, qui permettaient aux skieurs du chalet du Kef et de l’Hôtel Djurdjura de rejoindre le haut des pistes.

                                        

Tikjda est en outre le siège d’une riche flore et faune endémiques (macaques, lynx, sitelles, aigles royaux, vautours, faucons, chacals, sangliers, panthères…cèdres, chênes verts et zéens, pins noirs, érables, peupliers géants…). Quelques Français y ont implanté plusieurs chalets privés ou hôtels tel le Chalet du Kef (bâti sur un ancien kef, c’est-à-dire baraquement de chasseurs), la Résidence des Chemineaux, le Refuge du Djurdjura – devenu après l’indépendance le complexe hôtelier avec son auberge et ses appartements « Djurdjura ».

                                      

Mr. Muller, Allemand d’origine et partisan de l’indépendance de l’Algérie a longtemps et fermement présidé aux destinées du Parc National du Djurdjura avant d’être nommé à la fin des années 1980 à la direction du Parc National du Tassili (il fut à l’origine de l’initiative heureuse de l’arrêt en Algérie du polluant Paris-Dakkar qui traversait ce site fragile – . Il aura aussi fondé l’école de ski, aujourd’hui caserne de la Garde Communale de Tikjda. Un agent forestier y donne aux visiteurs des informations et recommandations importantes sur les sites du Parc ainsi que les divers restrictions propre à la gestion des parcs nationaux que doivent observer les visiteurs : interdiction d’arracher/cueillir les plantes, le ramassage des graines, la coupe du bois, nourrir les animaux, la sensibilisation aux risques d’incendies.

Tikjda constitue le point de départ pour de multiples périples panoramiques surplombant au nord le Massif Central de Kabylie où se nichent en nids d’aigles près d’un millier de villages berbères, et au sud, la kabylie de la Soummam et celle des Bibans, riches plaines fertiles du pays kabyles aux abords des Hauts Plateaux. Sinon, une infinité de chemins pastoraux de haute montagnes permettent de passer d’un massif à l’autre (rejoindre Tala Guilef au nord de la chaîne occidentale du Djurdjura, le Haïzer, de découvrir les cédraies endémiques soit en touffes isolées en très haute altitude (au-delà des 2000m), soit en forêts telles celles de Tigounatine, Tiwlalt, ou plus loin, la fameuse forêt des At Ouabanes (cèdres/chaînes/érables/peupliers/mélèzes dont les couleurs revêtent celles de l’été indien nord-américain), siège de nombreuses légendes et comptes kabyles. Depuis tikjda on peut rejoindre Tamda Goulmin (le bassin du lac), une sorte de marre, ou lac, d’altitude assez particulier, et bien d’autres.

                                   

Enfin, Tikjda offre le plus beau point de vue sur les sommets phares du Djurdjura : la Pyramide de Tamgout Amghor Lalla Khlidja (plus connue sous Lalla Khedidja, 2308m), et Aqerru Timedwin, vertigineuse montagne nue aux paysages lunaires et pictée sur sa crêtes de nombreux bassins naturels ou de profonds “trous” ou se nichent eau et glaces dites “éternelles” (d’où son nom de Timedwin), alimentant les innombrables sources qui coulent continuellement de part et d’autre de ses versants.

Tikjda-La montagne délivre ses secrets : Les canettes sont… « vertes »

La radio persifle : 35 ° sur le Centre et plus à l’Est. Il fait chaud en ce mois d’été et l’humidité ambiante ajoute au malaise. Les vêtements collent et les auréoles de transpiration nettement visibles sous les bras me font pester contre la dernière publicité de déodorant qui annonçait : 24 heures de tenue.

Le mensonge ! Il faut reconnaître que le déodorant est étranger, la publicité étrangère et que rien n’indiquait qu’il pouvait tenir même une heure en Algérie. Le mascara s’est écoulé et trace un pourtour noirâtre autour des yeux laissant croire à deux yeux aux beurre noir. Pour celui-là aussi, la publicité disait « waterproof » mais bon « waterproof » c’est pas « humiditéproof ». Quant au brushing, il a fait place à quelques frisottis, indomptables comme le veut la tradition estivale. Il est temps de se remonter le moral. De sortir de tout ce marasme d’odeur et de saveur mouillée. On prend sa voiture GPL et direction … la mer ? Non, à bas les sachets en plastique dans l’eau et les canettes sur la plage. Non, direction la montagne. A la rencontre de sa fraîcheur, ses panoramas et ses fleurs.

                                     

Tikjda, entre ciel et terre

Sortie de Bouira, chaude mais moins humide qu’Alger, les quelques kilomètres qui s’allongent jusqu’à la montagne de Tikjda se font sous des rayonnements de blé. Des allées d’oliviers apportent ombre et fraîcheur. Tikjda brille au fond, dressant un mur jusqu’au ciel. La dent du lion pointe haut et menace le soleil de quelques jurons. La fraîcheur est déjà là, ragaillardant les membres ankylosés par la chaleur. L’ascension vers la montagne est rocambolesque, offrant des paysages infinis. Tantôt une ouverture sur d’autres monts, tantôt une descente sur un lac bleu. Sur ces hauteurs, les joues deviennent roses et le rimmel s’est arrêté de couler. Même le brushing s’est refait une jeunesse. Les pentes sont douces lorsqu’on emprunte la nouvelle route qui laisse suffisamment de place pour laisser passer le véhicule sans risque de tomber de la falaise. Ça tourne et se retourne, les virages sont parfois serrés. L’ascension est encadrée par quelques pins et beaucoup de broussailles mais oh …surprise ! Une nouvelle espèce pousse à Tikjda : les canettes de bière.

                                          

Les canettes de bière « vertes »

Des étendues entières de canettes de « bière ou de bouteilles en verre poussent » à même le sol. Après les parterres de romulées visibles plutôt au printemps, juste derrière les rangées d’arbustes et de lauriers rose, une nouvelle conception paysagère s’offre à nos yeux éberlués : les emballages. De bière s’il vous plaît ! Car le panorama s’offre peu au jus d’orange Rouiba visiblement. Et les concepteurs de ces nouveaux paysages d’emballages de bouteilles de bière ne se cachent pas de leur succès. Sur la pente ascendante, ils sont alignés face à un mont, en voiture, les portières ouvertes pour bénéficier de la fraîcheur. D’ailleurs cinq ou six voitures sont bien alignées parallèlement les unes aux autres, toutes le nez vers les paysages féeriques mais unies dans ce partage convivial de boissons fraîches. Ces amoureux de la nature ne font plus qu’un avec leur environnement, soucieux de laisser quelques empreintes dans la montagne pour retrouver leur territoire. Ils ont bien retenu l’histoire du petit poucet qui laissait des morceaux de pain pour retrouver son chemin mais qui se les était fait manger ! Eux laisseront des canettes de bière, sûrs de pouvoir retrouver leur route s’ils veulent revenir.

                                 

 Aucun risque de se les faire manger ! Enfin presque, puisqu’à quelque endroit perdu sur la route de Tikjda, des sites de décharges d’emballages de boissons ont été incinérés. Les gardes forestiers, sûrement. Dernier grand virage : un débit de boisson s’est installé en contrebas. Mais il a vu « vert » car son local est entièrement de rotin de bois.

Enfin les cèdres !

La route finit sa course sur les hauteurs de Tikjda à 1478 m d’altitude. Lalla Khedidja se dresse de l’autre côté, reconnaissable par ses courbes féminines et grasses à sa base. Son sommet est gracieux et tout en finesse. Lalla Khadidja fait penser à ces nus picturaux de la Renaissance où le modèle offre ses formes généreuses à la lumière du jour sans que le peintre n’ait omis de reproduire la finesse des chevilles ou des mains. Les cèdres, rescapés d’un furieux incendie, font leur apparition dans un mouvement accueillant d’hôte. Sous les branches lourdes d’épines en étoiles, les cèdres semblent plier parfois sous le poids de la lumière montagnarde.

                              

Les choucas, en bande, poussent des cris stridents qui résonnent entre les sommets. Noirs et imposants, ces oiseaux, qu’Hitchcock aura rendu célèbres dans son film Les oiseaux, sont seuls à perturber la sérénité ambiante. Cependant, malgré leur vol menaçant et leurs cris retentissants, la montagne de Tikjda a l’art de recevoir. J’ai oublié mon rimmel et mes frisottis et j’étais prête à recueillir tous les secrets que la montagne voudra bien partager.

THASSALA

Publié: 30 octobre 2010 dans Non classé

LE BARRAGE DE THILEZDITH

IGHIL NZARKOUK  ET LA MONTAGNE DE DJURDJURA

MA TERRE NATALE  THASSALA

NOTRE CIMETIERE

BARRAGE THILEZDITH

THASSALA

 

VUE COTE HAIZER

THASSALA